CSRD et données énergétiques : ce que votre reporting exige vraiment

La CSRD est entrée en application. Les premières entreprises publient leur reporting extra-financier sur l’exercice 2025, et le périmètre s’élargit en 2026.

Pour beaucoup, c’est encore un sujet RSE. Mais quand on regarde les exigences de la norme ESRS E1 sur le climat, une réalité s’impose : le reporting CSRD repose en grande partie sur des données énergétiques.

Et c’est là que ça coince.

Ce que la CSRD demande sur l’énergie

La norme ESRS E1 exige :

  • La consommation énergétique totale en valeur absolue
  • La répartition par source (électricité, gaz, chaleur, carburants)
  • Les émissions Scope 1 (directes), Scope 2 (électricité achetée) et Scope 3 (chaîne de valeur)
  • L’amélioration de l’efficacité énergétique
  • La part des énergies renouvelables

Tout cela sur le périmètre des bâtiments et sites opérationnels contrôlés par l’entreprise.

Qui est concerné en 2026

Après les ajustements de février 2026, les seuils CSRD ont été relevés : 1 000 salariés et 450 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cela réduit le nombre d’entreprises directement assujetties.

Mais attention : les grandes entreprises soumises à la CSRD demandent ces données à l’ensemble de leur chaîne de valeur. Fournisseurs, prestataires, locataires, exploitants : même sans être directement assujetti, vous serez sollicité.

Le vrai problème : la qualité des données

Les écarts les plus fréquents :

  • Des données agrégées par trimestre au lieu du mensuel
  • Pas de distinction entre les sources d’énergie
  • Aucun calcul d’émissions Scope 2 en méthode market-based
  • Des périmètres flous (sites partiellement contrôlés, espaces partagés)

De la conformité à l’avantage compétitif

Les entreprises qui investissent dans la fiabilisation de leurs données énergétiques en tirent trois bénéfices :

  • Une meilleure visibilité sur leurs coûts réels
  • Une capacité à piloter leur performance dans le temps
  • Un avantage dans les appels d’offres où les critères ESG pèsent

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Ce qu’il faut retenir

  1. La CSRD repose sur des données énergétiques — Consommation, émissions, efficacité, part renouvelable : tout passe par la donnée bâtiment.
  2. Même les non-assujettis seront sollicités — La chaîne de valeur des grandes entreprises inclut fournisseurs et prestataires.
  3. La qualité des données est le vrai enjeu — Granularité mensuelle, distinction des sources, calcul des scopes : peu d’organisations sont prêtes.

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