Fin de l’ARENH : comment sécuriser vos coûts énergétiques en 2026

Le 31 décembre 2025, l’ARENH a pris fin. Ce mécanisme permettait aux fournisseurs alternatifs d’acheter de l’électricité nucléaire à EDF à 42 euros le mégawattheure. C’est terminé.

Pour les entreprises, le changement est structurel. Les contrats d’électricité se négocient désormais entre 57 et 75 euros le mégawattheure sur le marché à terme. Et la volatilité devient la norme.

Ce qui remplace l’ARENH

Le nouveau cadre repose sur le Versement Nucléaire Universel (VNU). Le principe : au-delà de certains seuils de prix (78 et 110 euros le mégawattheure), une partie des revenus d’EDF est redistribuée. En dessous de ces seuils, le marché fonctionne sans filet.

La CRE estime le coût de production nucléaire EDF à environ 65,90 euros le mégawattheure pour 2026. C’est le nouveau point de référence.

Ce que ça change concrètement

Pour les entreprises avec des contrats arrivant à échéance, la situation est tendue :

  • Les prix sont 40 à 80 % plus élevés que sous l’ARENH
  • La prévisibilité budgétaire diminue fortement
  • Les contrats courts exposent à la volatilité du marché wholesale

La stratégie d’achat d’énergie devient un sujet de direction générale, pas seulement de facility management.

Les leviers pour amortir le choc

Trois axes se dégagent pour les gestionnaires de patrimoine tertiaire :

  • Sécuriser des contrats pluriannuels (3 à 5 ans) pour lisser les prix
  • Réduire la consommation de base pour limiter l’exposition au marché
  • Produire localement (autoconsommation PV) pour réduire la dépendance au réseau

Le dénominateur commun : la donnée. Impossible de négocier un contrat pertinent sans connaître précisément son profil de consommation. Impossible de réduire sans mesurer. Impossible d’optimiser l’autoconsommation sans piloter en temps réel.

Le paradoxe de la maîtrise des coûts

La plupart des organisations savent qu’elles doivent agir sur leurs coûts énergétiques. Mais beaucoup ne disposent pas des données nécessaires pour le faire intelligemment.

Résultat : des renégociations de contrats basées sur des estimations, des plans de réduction sans baseline fiable, et des investissements en production locale sans vision du retour réel.

A lire également

Pilotage énergétique : internaliser ou externaliser en 2026

Ce qu’il faut retenir

  1. L’ARENH à 42 euros, c’est fini — Les contrats 2026 se négocient entre 57 et 75 euros le mégawattheure. Le VNU ne protège qu’au-delà de 78 euros.
  2. La stratégie d’achat devient un sujet de direction — Contrats pluriannuels, réduction structurelle, autoconsommation : trois leviers qui exigent des données fiables.
  3. Sans données, pas de maîtrise — Négocier, réduire et optimiser demandent une connaissance fine du profil de consommation.

Passez à l’action

ECO – Energisme