RE2020 tertiaire : ce qui change au 1er mai 2026 pour votre bâtiment

Le 1er mai 2026 marque un tournant. La RE2020, jusqu’ici limitée aux logements neufs, s’étend à dix catégories de bâtiments tertiaires.

Hôtels, restaurants, commerces, EHPAD, crèches, équipements sportifs, bâtiments de santé, aérogares, locaux industriels et artisanaux de plus de 500 m² : environ 70 % du parc tertiaire futur est concerné.

Ce n’est plus un sujet de veille. C’est un sujet de conformité immédiate pour tout projet dont le permis est déposé après cette date.

Ce que la RE2020 impose concrètement

Le décret n°2026-16 du 15 janvier 2026 fixe quatre exigences pour tout nouveau bâtiment tertiaire :

  • Le Bbio (besoin bioclimatique) : performance de l’enveloppe, indépendamment des systèmes
  • La consommation d’énergie primaire : plafond calculé par usage et zone climatique
  • Le bilan carbone : émissions liées aux matériaux de construction et à l’énergie sur le cycle de vie
  • Le confort d’été : capacité du bâtiment à maintenir des températures acceptables sans climatisation excessive

Les seuils sont progressifs et se durcissent jusqu’en 2031. Chaque catégorie dispose de modulations spécifiques selon l’usage.

Les sanctions sont réelles

Sans attestation RE2020 au dépôt de permis, celui-ci est refusé. En cas d’infraction constatée après construction, l’amende pénale peut atteindre 45 000 euros.

Le signal est clair : la conformité n’est plus optionnelle, et elle commence dès la phase de conception.

Ce que ça change pour les gestionnaires de patrimoine

Pour les acteurs qui gèrent plusieurs sites, l’extension de la RE2020 crée une double contrainte : chaque nouveau projet doit intégrer ces exigences, et les projets de rénovation lourde doivent s’en rapprocher.

Concrètement, cela implique :

  • Des études thermiques et environnementales plus poussées en amont
  • Une traçabilité des matériaux et des choix techniques
  • Un suivi des performances réelles post-livraison

Le lien avec le Décret Tertiaire

La RE2020 concerne le neuf. Le Décret Tertiaire concerne l’existant. Mais les deux convergent vers le même objectif : un parc tertiaire dont la performance est mesurée, prouvée et améliorée dans le temps.

Pour les gestionnaires multi-sites, la question n’est plus de traiter ces réglementations séparément. C’est de structurer un pilotage capable de couvrir les deux.

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Pour comprendre l’écosystème réglementaire 2026 : Secteur tertiaire : 2026, l’année du virage énergétique

Ce qu’il faut retenir

  1. 70 % du parc tertiaire futur est concerné — Dix catégories de bâtiments, tout permis déposé après le 1er mai 2026. Plus de zone grise.
  2. Les sanctions sont immédiates — Refus de permis sans attestation, amende jusqu’à 45 000 euros en cas de non-conformité.
  3. RE2020 et Décret Tertiaire convergent — Neuf et existant, même logique : mesurer, prouver, piloter.

Passez à l’action

Vous gérez un patrimoine tertiaire et devez anticiper la convergence RE2020 + Décret Tertiaire ?

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